jeudi 22 novembre 2007
Super Idée !!!
Bon mon cher François ! (dit "Franz le cosaque", cf. poker menteur), je me suis demandé, après une longue reflexion de 4mn, cet après-midi, si je devais poster ça...
Ben je poste... tant pis pour toi!
(Message reçu de Gilles alias "l'Ordinateur")
"Sinon ce week end comme nous discutions entre deux vomis (et oui, ce
week end, moi j'ai fait gastro, et vous vous avez fait quoi de beau? ),
ma chere et tendre et moi, de l'arrivée probable et prochaine de l'abbé
dans l'enfer de la ville (avec ou sans bronson), j'ai fait un admirable
lapsus en parlant de son arrivée au 'collège de Franz'.
Je me suis dit qu'il y avait là matière à réflexion. Après tout
y'a plein d'écoles privées qui servent à rien, alors on pourrait peut
être monter une école dont le directeur serait françois, pour fils à
papa en manque de bagage politique militaire et tactique pour aller
avec leur bonnet Che Guevarra (vu ce matin sur une piste ciclable).
Cours de marxisme, techniques de subversion, tactiques de guerilla,
travaux pratiques dans le larzac, stage à cuba au vénézuela ou en Iran.
Maniement du missile stinger en afganistan (oups, là les robots du
pentagone, viennent tous de nous ficher avec ce mail, d'ici 20 ans on
devrait avoir des problèmes pour mettre à jour windows), le soviet mode
d'emploi, le procès stalinien comme alternative aux séries judiciaires
américaines.
Bref ça donne des idées, et je trouve que ça manque actuellement.
voilà à votre bon coeur.
Gilles"
Ca fera sans doute marrer qu'un petit groupe de personnes, mais tant pis, c'est pou ceux qui n'étaient pas dans la mailing list.
Epreuve
Hier m'est arrivé quelque chose que j'avais réussi à éviter depuis très longtemps : une monstrueuse crise d'angoisse, mais quand je dis monstrueuse, elle était vraiment énorme! Des crises de cette amplitude, cela faisait bien 9 ans que ça ne m'était pas arrivé. Il faut dire que je l'ai bien cherché et que tout concordait un peu pour que ça arrive.
Petit préambule pour les âmes sensibles : ne vous inquiétez pas, ce post est un post résolumment positif qui se termine bien à la fin (je préfère prévenir depuis l'expérience de Breakbeats).
J'ai passé pour diverses raisons qui ne regardent pour l'instant que moi (une promesse est une promesse), 3 longues heures Lundi après-midi des plus hardcore. Puis à partir de 17h, j'étais convié sur une péniche très cosy et chaleureuse, à participer à un jeu de plateau (chomage technique oblige !) où l'on m'ouvre une petite bière spontanément dans une bonne humeur générale et bon-enfant qui me fait un bien fou. M'entourent des gens vouant un culte aux substances pas très légales qui m'enfument littéralement de manière passive, et donc contre mon gré (je ne touche plus à ces-dites substances depuis un bail). Bref le temps aidant, vers 20h je suis raide défoncé toujours contre mon gré. Il se trouve qu'on me propose spontanément une petite soirée derrière, beaucoup plus aérée mais aussi beaucoup plus alcoolisée. Après les épisodes de l'après-midi, je n'avais plus qu'une seule envie, c'était oublier, tout oublier, même juste pour un tout petit moment, l'espace d'une nuit, ne pas m'endormir avec une image très particulière que je voulais à tout prix chasser de ma tête. Forcément, vous me direz, ce n'était pas la meilleure des solutions que de se prendre une pile, mais bon, des fois on est bête, hein? Toujours est-il que j'ai passé une excellente soirée que j'ai finie complétement ivre mort vers 6h du matin après avoir beaucoup dansé et rigolé (et oui encore une fois, chomage forcé = pas de reveil) mais pas heureux du tout de rentrer dans mon grand lit tout vide. De plus, j'avais pas touché une goutte d'alcool depuis quelques temps, donc grosse claque supplémentaire.
Jusque là ça va, c'est le lendemain que ça picote un peu plus.
Je me reveille 5 heures après, avec encore au moins 3 grammes dans chaque bras. Et là, au lieu de rester cuver ma bière-whisky-rhum tranquillement dans mon pieu, comme la vieille loque que j'étais sur le moment, je décide d'aller m'acheter un bouquin que j'avais repéré la semaine précédente, dans une petite librairie spécialisée à quelques kilomètres de chez moi. Bien évidemment, hors de question de conduire (suis pas fou quand même), je me dis qu'une ballade ne me fera pas de mal.
Oui mais voilà, la ballade a tourné à l'enfer...
Au bout du premier kilomètre, les allées de l'enfer s'entrouvrent devant moi. Je suis pris d'un malaise, je n'arrive plus à respirer, mon coeur bat au moins à 180, mais ça je peux encore contrôler. Mais tout remonte en bloc, le ciel gris sale, devient bleu nuit sinistre pour moi, l'angoisse commence à monter en moi avec une violence et une rapidité apocalyptiques et inouïes. J'essaye d'accrocher des choses autour de moi, des regards, des lieux que je connais si bien pourtant, qui pourraient me rassurer. J'essaye de me souvenir que y'en a une qui continue de m'aimer quelque part, que d'autres m'aiment tout près... rien à faire, j'ai déjà basculé dans la dimension parallèle de la souffrance et du desespoir. Et là, dans cet état de faiblesse extrème, tout ce que je contenais depuis des mois, toutes les digues que j'avais monté s'écroulent. Je m'arrête tous les dix mètres, pris d'une terreur sourde, c'est sur je vais crever. Trop tard pour faire demi-tour et rentrer chez moi, je serai devenu fou avant. Alors je me roule en boule sous un petit porche à demi abrité de la pluie. Dans une flaque d'eau, mais je ne la sens qu'à peine. Je vois les chaussures des passants, mais ils ne s'arrêtent pas ces cons (on vit une époque formidable !)! Alors que si quelqu'un m'avait juste pris dans ses bras, tout se serait peut-être calmé. Je ne peux appeler aucun de mes proches, le temps qu'ils arrivent je serai fou, pareil que pour le retour chez moi. Je fais un effort titanesque et avance mètre par mètre. Si j'arrive à la librairie, je serai entouré de livres rassurants, et serai au chaud dans le silence. Je dois m'arrêter 5 à 6 fois en 100m. Je me bouche les oreilles, car je suis entouré de bruits de fin du monde.
J'arrive à la librairie...
Je zappe le reste car je n'ai pas la force de l'écrire... Pas maintenant...
La conclusion est que j'ai réussi, j'ai réussi à sortir de l'enfer seul, une fois de plus, seul comme un grand garçon que je prétends être... Je serai bien maintenant, les digues ont pété, le trop plein pas sain s'est vidé, le noeud est dénoué, la gangue de souffrance s'est desserrée. L'épreuve du feu est passée, il ne reste plus qu'à me reposer et commencer à vivre heureux comme je veux l'être, et comme je le mérite, je crois...
J'ai l'intuition que les posts suivants seront plus légers que ceux de ces derniers mois :) à ce propos, le bouquin est très très bien ! Je vais pas dire que ça en valait la peine, mais je prends un plaisir qui est un peu plus que littéraire à le lire...
Je vous embrasse,
Le Rom énergique et apaisé (bonne combinaison ça madame !)
mardi 13 novembre 2007
Ego-trip? Nonnnn.... Une paille !

Dites-moi si cette sacrée put... de photo est trop FLOUE pour qu'on me reconnaisse...
Y parait, selon tous les algorithmes automatisés de traitements d'images à la c.., qu'elle n'a pas la qualité requise pour être postée sur certains sites.
Nan, sérieux, y'a de l'abus !!!
samedi 10 novembre 2007
La petite Caro
Salut tout le monde, ce matin, en ouvrant ma boîte mail, Ô surprise, je vois un petit message d'une copine à moi avec qui on a un peu perdu contact. Cette copine c'est M'oiselle Roca Dutrey ("Putain Rom ! j't'ai dit 100 fois, que ça fait cuvette de chiottes ! M'appelle pas comme ça, vas-y ! ") qui est photographe maintenant. On s'est rencontré à Rennes, il y a ben longtemps, ma foi. Son mec de l'époque, Jeff, travaillait dans le même labo que moi et faisait accessoirement pousser de la Ice et de l'Orange Bud dans son cagibi en quantité plus qu'industrielle, et est donc naturellement devenu le dealer officiel de ma « famille ». Caro et Jeff ont eu le mérite, que dis-je, ont réalisé la prouesse de m'initier au Ragga et au Dub.
Faut dire que pendant mes années lycée, j'avais développé une allergie profonde pour tout type de musique venant de Jamaïque (Ragga, Reggae, Dub et autres Rock Steady), que je mettais sans complexe dans un même sac, et condamnais sans appel. Pour moi, c'était une musique insupportablement lénifiante, qu'écoutaient les ultra-bourges de mon lycée d'ultra-priviligié, en fumant de la beuh, histoire de s'inventer une révolte épique entre le cours de math et le cours de japonais.Et ben croyez-moi ou pas, même les gros cas comme moi peuvent changer d'avis. Mais attention, ils y ont mis les moyens les deux cocos !
J'ai commencé à les fréquenter en pleine période de grosse rupture (et woué, encore une !), où je découvrais vraiment ce que c'était d'être un peu perdu. Je revenais de Belfast, où j'avais été frayer d'un peu trop près avec les mecs de l'IRA (ça fera le sujet d'un post savoureux) et d'où j'étais revenu un peu zinzin (trop d'alcool, de drogues et de violence, je m'enfermais le soir dans la cave de mes parents au couché du soleil : « regression au stade primal » qu'y disaient les toubibs, la fête quoi !). Je me retrouvais donc un peu seul, en plein milieu d'une thèse qui prenait l'eau de tous les côtés, bien entouré certes, mais ne sachant absolument pas ce que j'allais faire d'une semaine à l'autre. En écrivant ce post, je me souviens de plein plein d'apéros et de fêtes sympas, mais il y a vraiment deux trucs qui m'ont marqué, c'est eux que je vais raconter tout de suite.
Un beau soir de Juin, on se retrouve tous, quand je dis tous, c'est la petite bande de potes universitaires qui partageaient avec moi, une certaines idée du « laisser vivre, très travailleur ». Je m'explique, en tant que thésards ou chercheurs, on était tous maîtres de notre temps et de nos rêves, pas de patron ! Le seul patron c'est toi-même, et c'est le gros problème aussi. On est choisit pour faire ce boulot parce qu'on est un minimum studieux et sérieux, et que, croyez-moi, il n'y a pas pire garde-chiourme que sa propre conscience ! Mais bon, ce soir là, il se trouve que la recherche était bien loin de nos préoccupations. Sur la place du théatre de la Parcheminerie, un scène était montée. Il est 3 heures du matin, et D.C.A., un collectif de musiciens de 25 personnes jouent une musique envoutante depuis déjà cinq bonnes heures... Je suis là, hypnotisé, en compagnie des personnes qui me sont précieuses, et un déclic se produit dans mon corps, je me détends, et réalise du même coup, que tout mon être était noué depuis des mois et des mois. Et là une joie monstrueuse et libératoire s'empare de tout mon intérieur : en fait je suis libre! Et pis c'est con d'être malheureux, la vie est belle ! Et mon immaginaire baillonné se libère, et me parle de plein de belles choses dans ces micro-minutes, dans le temps d'un morceau. Il est atteint de logorrhée, il cause, il cause, il rigole mon lutin intérieur, il est mort de rire, et exulte de joie. Il me parle de tout ce qu'il reste à faire et de combien ça va être bien. Il me dit que la vie me trouve beau, et qu'elle est pas la seule, que ma voisine de gauche aussi. Il me dit que mes cités de cristal ne se sont pas effondrées, que le rêve de merlin existe toujours, que ma mer intérieure est toujours peuplée de sirènes et de poissons multicolores. Une vraie diarrhée verbale, on peut plus l'arrêter. Je me tourne vers Jeff et Caro.
« Putain,
c'est bon cette musique ! C'est quoi !
- C'est DCA, ils tapent,
hein? me repond un Jeff tout enfumé
- Ouais je sais, mais
c'est quoi comme style?
- C'est du Dub, mec, du
bon gros Dub !
-...
-Ca roule, mec?
-Ca roule, des fois
j'suis juste très con, dis-je avec un grand sourire.
- ???
- Laisse tomber je me
comprends »
Je suis rentré mettre mon lutin au lit, vraiment ravi d'avoir « découvert » le Dub !
Deuxième souvenir, plus centé sur Caro et une de ses copines à Bordeaux, au prochain poste (ce soir ou demain si j'ai le temps, là je vais faire une grosse fête sur une plage)...
Je vous mets en lien sur le côté le blog de Caro.
jeudi 8 novembre 2007
Oufff
Après 48h de bataille et une opération du coeur, ma grand-mère devrait être sortie d'affaire. Enfin bon, elle refuse toujours de se faire soigner et ne prend pas ses medocs, et pousse au crime tous les toubibs et infirmières de l'hosto, en prétendant qu'elle va quand même mourir demain. Ma grand-mère, c'est un mélange de Tatie Daniel, de Folcoche et de Carmen Cru. Il faudra un jour que j'écrive un truc sur cette personne très particulière. Mais je suis heureux que la situation se soit stabilisée. D'ailleurs comme j'ai un peu la paix de tous les cotés et que rien ne m'est tombé dessus depuis hier, je profite de ce tout petit créneau pour me faire une petite bronchite, en bouquinant "L'élégance du hérisson" et l'anthologie des conférences en neuro-physiologie qui ont eu lieu au Collège de France. Tout en écoutant du Cara Dillon. Et puis, j'ai envie de me tailler en Espagne ou en Irlande dès que je serai guéri.
Autrement, mon frère m'a envoyé un truc ce matin, qui m'a fait rire pendant 10mn non-stop :
http://www.koreus.com/video/herbal-elements-homme.html
Vous me direz ce que vous en pensez...
Des bises
mardi 6 novembre 2007
La loi des séries...
Après mon grand-père, avec lequel j'ai ouvert ce blog, c'est ma grand-mère qui se meurt cette nuit...
Mes sortilèges ne la sauveront probablement pas, son esprit est trop puissant... Elle a décidé de mourir...
Elle habite là... à gauche... dans une étoile de mer dans laquelle mon père est né... à 7 mètres de la mer... Là où on jouait avec mon frère, dans les épaves des bateaux échoués...
Oui, mon jardin d'enfant était un cimetière de bateaux... je vais aller marcher, je n'arrive pas à dormir... Je voudrais parler à quelqu'un...
lundi 5 novembre 2007
Virage
Bon c'est officiel, c'est un petit virage dans ma vie. Je quitte Rennes. Je viens d'apprendre il y a une demi-heure, que ma boite dépose le bilan, donc gros paquet de sous pour moi, dû au licenciement économique. Et dans la foulée, après avoir passé un coup de fil, je viens d'apprendre que je suis parisien dans très peu de temps, car je vais retourner à mes vieilles amours, la recherche et le publique, en allant bosser pour le Collège de France. Le contrat est signé dans les deux semaines, pour un départ sur les chapeaux de roues d'ici un mois, un mois et demi.
Donc je suis bientôt parisien, les choses s'accélèrent terriblement ! Je cherche d'ailleurs des apparts et des collocs, si certains d'entre vous ont des plans, n'hésitez pas : je suis quelqu'un de gentil, qui ne fait jamais la gueule, qui est positif et souriant 99% du temps (ne pas faire confiance à ce que j'écris quand le spleen me prend), je fais très bien à manger et je suis très propre. J'ai plein d'idée à la con pour égayer votre intérieur et votre vie, et j'adore faire la fête, donc si vous voulez m'adopter, n'hésitez pas à écrire à l'adresse suivante : abberom@gmail.com.
A+
Rectificatif
Bon j'ecris ce petit post pour rassurer les gens et surtout mes proches. Mon père m'a dit qu'à la lecture de Breakbeats, il en avait pris un coup et que ma mère avait fondu en larme. Par ailleurs les mails me demandant si je n'allais pas me foutre à la flotte n'arretent pas de pleuvoir dans ma boite mail, donc je réctifie et je rassure.
En fait, ce message était un message optimiste dans ma tête, mais apparement il est pas bien passé, le message.
Je vais bien, rassurez-vous ! Je fais plein de trucs, je sors, je me repose aussi, je recupère mon physique de super athlète, je retrouve mon humour ravageur, je vois des gens, je prends du temps pour moi, et je me prépare à déménager pour Paris incessament sous peu, avec un très grand enthousiasme. J'ai d'ailleurs passé un super WE, où j'ai revu plein de parisiens justement, etc, etc, etc...Donc vraiment, je ne voulais pas inquiéter ! JE VAIS BIEN !!! :)
Je crois en fait que c'etait un post un peu cathartique. Des choses que je devais écrire et que j'aurais du écrire depuis longtemps, j'en avais besoin. La dernière claque que j'ai prise n'etait qu'un déclencheur, en ce moment, je repense juste à ma vie sentimentale depuis qu'elle a commencé. C'est un boulot que le coeur d'artichaut (je sais pas comment ça s'écrit) devait faire depuis longtemps. C'est une reflexion en profondeur sur moi, qui m'aide à grandir et à mieux voir ce qui m'attend. Après tout c'est en comprenant le passé que l'on construit un chouette de futur, non?
Donc pas d'inquiétude, j'ai le moral, je vous assure !! J'essayerai à l'avenir d'être moins intimiste et d'écrire sans ambiguité, ou alors des trucs plus marrants.
Voili, voilou, des bises à tous.
dimanche 4 novembre 2007
Krush in life
La vie est un cristal bleu, aux multiples facettes.
On est parfois pris dans la vie comme une anguille dans une nasse "se debattant comme un nageur pour trouver la lumière et la clé". Quand on la/les trouve, c'est bon ! C'est très, très bon !
Qu'il est doux de se réharmoniser, de se resynchroniser, de retrouver cette bulle au fond de soi, où il ne fait ni froid ni chaud. Où le temps est compressé, où l'on a l'ultime luxe de savoir de nouveau que le passé est un tableau, le futur n'est plus une gageure et le présent est une promesse permanente. Retrouver ce noyau de gravité autour duquel orbiter, sans que les masses ne pèsent plus qu'elles ne devraient. Où les poids de la vie sont des balises, et non plus des gouffres. Où les portes de l'imaginaire se rouvrent en grand, pour laisser le passage à des rêves que l'on croyait embaûmés dans la poussière des espoirs déçus, avec la violence des serments que l'on trahit, dans le formol des abandons ridicules, des paralysies ordinaires et des petites peurs quotidiennes. Qu'il est doux de retrouver ses riens intimes, de se laisser pendre à nouveau à la corde d'une prommesse de bien. De ne plus ramper, de ne plus se telescoper, d'éviter les écueils d'une marée de concessions, charrieuse de chimères ordinaires. Qu'il est bon d'être libre, libre de récupérer ses affaires qui dormaient dans un noir lumineux d'aveuglement, de retrouver ses goûts bradés, ses sens et son esprit... Qu'il est bon de sentir la souffrance refluer, l'imcompréhension fléchir, et la sérénité pointer le bout de son nez. Ahh, l'euphorie !! L'euphorie titanesque de ces toutes petites victoires, du premier saut, du premier pas, du premier regard, sur ces Choses, les choses de la vie qui avaient été soldées. L'incroyable sensation de se sentir un peu plus fort et un peu plus beau. De retrouver son mystère, et d'en être le premier intrigué...
Tout ça est écrit au coeur de la nuit, en quasi-paix, comme dans un rêve... Mes minutes sont faites d'éternité et d'une apesanteur salvatrice. La vie a recommencé a me contempler comme elle n'avait jamais cesser de le faire...en fait...
Dans la pelotte de mes destinés imbriquées, je vais et je viens de trouver une clé entre mes riens. Le petit bout de la queue du chat. Le fil conducteur de mes possibles à faire passer dans le petit chas de mon ego, du faisceau de mes réalités.
Rien n'est finit, bien au contraire, mais je n'ai plus peur, non je n'ai plus peur d'un rien...
La liberté est à portée de ma main...
Et rien n'était ma faute, non rien... Bien au contraire...
Bien au contraire...
Je vous embrasse et je t'embrasse...
