jeudi 27 novembre 2008
Johnny Rotten
Bon aujourd'hui la journée est plutôt tranquille, alors j'ai surfé sur le Web et me suis goinfré la presque totalité du blog de la délicieuse Mélusine, et j'ai trouvé un purity test à faire, et voilà le résultat :
Merci d'avoir participé au Test de Pureté !
Les scores peuvent aller de 0 à 450 environ, la moyenne officielle est de 100
Votre score est de 270 point(s).
Statistiques :
Pourcentage de réponses positives : 73 %
Réponses positives sur les boissons : 85 %
Réponses positives sur les drogues : 50 %
Réponses positives sur le sexe : 76 %
Ouais... On va essayer la camisole. Tout va bien, les messieurs en blanc s'occupent de tout.
(Fais de ta vie ce que tu veux en faire, le tout c'est de ne jamais rien regretter !)
Alors bon, ben ça m'effraie un peu moi-même, parce que je n'ai réalisé qu'en répondant aux questions que j'avais fait pas mal de trucs dont je me souvenais pas forcément, c'est comme un condensé de souvenirs dépravés en 2mn, chaque question fait remonté un souvenir qu'on avait un peu occulté (ben woué, on va pas pensé à la picole et au sexe 24h/24 quand même) très agréable au demeurant, en tout cas pour la plupart...
Mais bon ça fait quand même pas le portrait d'un gendre idéal tout ça....
Mais je me suis bien marré, niarf.
mardi 18 novembre 2008
Pollution spatiale
Si il y a bien un truc qui m'énerve dans la vie c'est le concept de "mecs satellitaires". C'est un de mes concepts à moi, il doit bien exister un terme dans les lexiques freudien ou jungien pour définir ça au mieux, mais à défaut de culture moi j'appelle ça des parellites, mot valise pour satellite et parasite.
Les parellites, on en trouve un peu partout dans la vie de tous les jours, au boulot, chez les amis d'amis, au boulot. Un parellite pour moi c'est un peu la version évolué du chancre, de la tique du parasite symbiotique. A ceci près, que le parellite est un animal social et mobile.
Il y a quelques jours une personne d'un autre continent que je considère comme une amie à eu à subir les affres d'un de ces spécimens. Plus précisément, a réussi à s'en débarrasser dans la douleur.
Le parrelite il est pas libre, il s'appelle pas Max, et il cherche à tout prix à faire des bulles dans la mare. Ouais, parce qu'avant toute chose le parellite a des choses à prouver ! A tout, à tout le monde et surtout à lui-même. Le parellite souffre généralement du syndrome du petit garçon qui ne s'est jamais remis de sa première claque. Le truc tendancieux là-dedans, c'est qu'il est pas vraiment méchant, il peut juste pas tenir en place. Le premier bobo (ou le second ou le troisième, bref) a été généralement tellement traumatique qu'il a engendré une fuite perpétuelle... Pas le fait de fuir le mal, le souvenir du mal ou le trauma, mais bien le fait de se fuir lui-même. Car le parellite est intelligent et mortellement orgueilleux : une inadéquation entre un orgueil monstrueux et un manque de force mental et de raison absolument pathétique, couplé à un besoin insatiable de reconnaissance affective. Le parrellite est généralement quelqu'un de brillant sous des aspects très spécifiques. Quelqu'un qui sera brillant dans certains domaines qu'il élira comme sa prédilection, et totalement désintéressé, voire fumiste, dans beaucoup d'autres, généralement ceux qui n'apportent que peu de reconnaissance immédiate.
Ce charmant gentleman est généralement protéiforme, jamais bien fini, jamais totalement sculpté, changeant ses contours au gré des marées sociales et des rencontres, il peut sculpter son écume intérieure à volonté à condition que le ciseau, le scalpel, le maillet prennent le nom d'aventure, de séduction et de nouveauté. Et qui dit nouvelle sculpture dit, pour le parellite, faire peau neuve. Le problème c'est que des gens bien sous tout rapport font souvent les frais d'être les squames de cette mue inopinée. Ne jamais trop s'attacher à un parellite si l'on ne veut pas se sentir pris au dépourvu comme peut l'être une peau morte fraichement grattée (pas ragoutante la comparaison).
On en trouve énormément dans la catégorie professionnelle des mauvais commerciaux (je précise mauvais) qui peuvent ruiner le travail de beaucoup de monde parce qu'ils ne savent pas résister à la tentation de la mousse, ahhh se faire mousser... On en trouve bien sur majoritairement chez les politiciens professionnels (j'ai pas dit Homme d'Etat), ou de certains chefs d'entreprise et dans bien d'autres domaines, où le travail se résume à se baigner de l'illusion de construire des choses, alors que somme toute, cela se résume à un partie de cache-cache à fort ego ajouté entre eux et eux-mêmes, pour se prouver, bien souvent uniquement et toujours à eux-mêmes, qu'ils sont des plus insaisissables.
Ce qui me fait doucement rire, la plupart du temps, c'est que d'insaisissables ils ne le sont pas du tout. Mon père me racontait que quand j'étais un tout petit gamin il faisait des parties de cache-cache avec moi dans leur petit appartement d'étudiant. Je possédais une technique particulière et imparable : je me plantais en plein milieu de la cuisine les mains sur les yeux en criant "j'suis caché !!!". Ben ouais, logique quoi, j'te vois pas donc tu peux pas me voir.
Ça parait tout con, mais je crois que c'est le problème fondamental des parellites. C'est bien ce qu'il y a de beau et d'attachant en eux, de subtilement pitoyable et d'inoffensif, qui fait que l'on a tous ressenti ça un jour ou l'autre. JE poursuis ma quête ! JE suis caché aux yeux du monde pour un tête à tête avec moi-même qui me fera découvrir un peu plus ce que je suis à travers ce que je prends de toi. C'est vrai que c'est séduisant tout ça, on s'en oublierait presque...
On peut pas vraiment leur en vouloir de ce qu'on trouve d'attachant en eux, car c'est un peu notre faute à nous de les trouver si touchant, si attirant. Ils nous renvoient souvent à un passé sagement dépassé, mais nous ravive le goût pas totalement effacé d'une soif d'absolu, de promesses de quêtes pures et éternelles e tutti quanti.
Mais le Hic dans tout ça, notre plus grande faute généralement vient de notre inertie et de notre faim. Le parellite, l'enfant vampire, finira, tel un changeur de peau, par se mélanger, absorbé de notre substance dont on fait notre être : nos espoirs et rêves qui se draperont si bien autour de ce métamorphe, que nous le promulguerons sans nous en rendre compte en égérie, en symbole sur patte de ce que l'on n'osait pas projeter dans ce monde extérieur si froid et si impersonnel. C'est comme un petit bout de nous à l'extérieur tout ça... Et on peut facilement prendre ça pour de la force et l'en admirer. Se dire que lui a cette force de maintenir un cap, que nous avons lâchement perdu quelque part dans les détours de la vie. Mais en fait de force c'est plutôt de l'inconscience dont il s'agit. Le parellite se prend des murs mais bien malin celui qui pourrait dire ou il va s'arrêter? On peut le maudire, on peut le dénigrer, on peut le nier, mais l'épine qui nous reste dans le pied est probablement ce que l'on aurait voulu un instant être si franchement Lui, sans nuances, sans concessions... Mais il n'y a que les junkies qui ne font pas de concessions, et le parellite en est bien un de junkie !
Les gens normaux, les gens ordinairement forts et faibles, tour à tour, le sont profondément, car c'est sans doute la vie qui leur a apprit à l'être. Ils n'ont pas embaumé leurs rêves, non, non, non ! Ils ont juste, en grande intelligence, introduit de la souplesse et de la tolérance dans leur gouvernance intérieure, pour être riche de la connaissance que l'on ne peut pas barrer seul, comme un gamin-tempête, le navire de son propre destin (généralement bien ordinaire).
Mais le parellite se refuse de toute ses forces à cette forme de sagesse, car le parellite refuse de reprendre une baffe... Alors il en prend plein ! Tout le temps ! Mais jamais une qui pourra le toucher ! Hop, pirouette ! Pfuitt, esquive !
Méchant !! Méchant chat chasseur glacé, tu ne me chasseras point sur mes champs de chaleur !! Je te défis ! Toi la froideur du monde, je serai toujours la braise et le brandon!! Une vraie auto-tamponneuse lancée sur les murs de l'existence... et bien sur, si l'on est son passager, ben ça peu secouer un brin...
Enfin bref je vais pas tarder aller me coucher, donc pour conclure :
Méfions nous des parellites ! Surtout des plus brillants d'entre eux, ça peut faire pas mal de casse, tout ça.
Croyez-moi !
Parole de parellite.....repenti.....
PS : Et pis tiens une petite musique de nuit qui illustre tout ça :
Découvrez A Perfect Circle!